Étanchéité à Blois : du faîtage au pied du mur
Peu de monde tape « étanchéité » dans un moteur de recherche à Blois. On cherche un couvreur, un maçon, ou simplement quelqu'un qui arrête l'eau. Si vous lisez cette page, c'est sans doute qu'une humidité s'est installée quelque part chez vous et que vous ne savez pas encore à quel métier elle appartient. Je l'écris donc pour vous, pas pour Google.
L'étanchéité, telle que je la pratique, n'est pas un produit que l'on applique : c'est une continuité que l'on rétablit. L'eau tombée sur le faîtage doit descendre, être conduite, quitter la maison au pied du mur et s'en aller sans avoir jamais eu l'occasion d'entrer. Chaque interruption de ce parcours est un point d'entrée : un solin fendu, une noue corrodée, une descente qui déverse contre le soubassement, un enduit ciment qui empêche un mur de tuffeau de sécher.
Vous ne trouverez pas ici de discours sur les toits plats et leurs membranes. Le bâti blésois est un bâti de pentes, de pierre poreuse et de zinc, et c'est de cela que je parle : du faîtage au pied du mur.
Nos prestations étanchéité
Solins, noues et raccords de couverture
C'est là que ça fuit, presque toujours. Le raccord entre une souche de cheminée et le versant, la noue qui reçoit deux pentes, le solin contre un mur mitoyen : autant de jonctions où le zinc travaille, se fatigue et finit par s'ouvrir. Je les rouvre, je reprends le support derrière, et je referme avec un ouvrage soudé plutôt qu'avec un cordon de mastic qui tiendra deux hivers avant de craqueler.
Eaux pluviales, jusqu'au sol
Une gouttière qui déborde, une descente désolidarisée, un dauphin qui rejette l'eau contre le soubassement : la couverture peut être parfaite, la maison prend l'eau quand même. Je reprends les pentes de gouttière, les jonctions, les crapaudines, et surtout le point d'arrivée au sol, qui est celui que tout le monde oublie parce qu'il est trop bas pour qu'on le regarde.
Pied de mur et soubassement humides
Le tuffeau boit. Quand l'eau stagne au pied d'un mur, elle monte dans la pierre et ressort plus haut, en salpêtre et en enduit qui cloque. Avant de parler de traitement, je regarde ce qui alimente la zone : une descente mal rejetée, un trottoir en ciment coulé contre la façade, un terrain qui renvoie l'eau vers la maison. On coupe l'alimentation d'abord, on traite ensuite, s'il le faut encore.
Sur le tuffeau, on étanche souvent en retirant
Le tuffeau du Val de Loire est une pierre extraordinairement poreuse : elle peut absorber une part considérable de son volume en eau, et c'est précisément ce qui lui permet de survivre depuis des siècles. Un mur ancien ne cherche pas à être imperméable, il cherche à sécher. Il prend l'humidité par temps de pluie et la rend dès que l'air se remet à circuler. Le réflexe moderne, face à une trace d'humidité, consiste à ajouter : un enduit ciment, une peinture filmogène, une résine. Sur du bâti ancien, ce réflexe est exactement l'erreur. Le film bloque l'évaporation, l'eau reste emprisonnée derrière, remonte plus haut, gèle l'hiver et fait éclater la pierre par plaques. On voit alors le mur se déliter derrière un enduit qui, lui, reste intact. Mon travail consiste donc souvent à enlever : dégarnir un joint ciment, déposer un enduit étanche, retirer un béton coulé au pied de la façade. Puis à remettre des matériaux qui laissent respirer, mortier et enduit à la chaux naturelle. C'est moins spectaculaire qu'un produit miracle, mais c'est ce qui tient.
Trouver l'entrée, jamais la sortie
L'eau ne tombe pas droit. Elle entre par un défaut, court le long d'un chevron, traverse un plancher, suit une panne et se manifeste très loin de son point d'entrée. La tache que vous voyez au plafond n'est presque jamais sous le trou : c'est la sortie, pas l'entrée. Je procède donc par élimination, dans un ordre à peu près constant. D'abord les combles, par temps sec : je cherche les auréoles anciennes, les coulures sur les bois, la poussière lavée. Ensuite le toit, en partant des points singuliers, parce que la très grande majorité des infiltrations naît d'une jonction et non d'un versant courant. Puis les eaux pluviales, gouttière par gouttière. Enfin le pied de mur, si rien en haut n'explique ce qu'on voit en bas. Il arrive qu'un premier passage ne suffise pas et qu'il faille attendre la pluie suivante pour trancher. Je préfère vous le dire à l'avance plutôt que de vous faire remplacer une toiture entière au motif qu'on n'a pas trouvé.
Descendre à la cave avant de juger le mur
Blois est une ville creusée. Le tuffeau se taille à la main, et beaucoup de maisons anciennes ont sous elles une cave prise dans le coteau. Si vous en avez une, c'est la première pièce que je demande à voir : un mur qui s'abîme au rez-de-chaussée y raconte son histoire en clair, sans enduit pour la maquiller. En bas, trois humidités se ressemblent et n'ont rien à voir. L'infiltration vient du haut : elle suit la pluie, laisse des coulures verticales, sèche entre deux épisodes. La remontée capillaire vient du sol : elle s'arrête à une hauteur constante, en ligne horizontale, dépose un voile blanc et poudreux, et ne sèche jamais vraiment. La condensation, elle, ne vient de nulle part sinon de l'air : elle se pose partout à la fois, surtout l'été, quand on ouvre aux heures chaudes et que l'air tiède bute sur la roche froide. D'un cas à l'autre, le geste n'est pas le même. Pour la première, je remonte au point d'entrée, toit ou descente d'eau. Pour la deuxième, rien d'appliqué sur la face intérieure ne l'arrêtera : tout se joue dehors, au niveau du sol. Pour la troisième, il n'y a rien à boucher : il faut de l'air, et une cave s'aère la nuit, pas à midi. Une cave creusée dans le tuffeau ne sera jamais sèche, et ce n'est pas un défaut : on lui demande seulement de rendre ce qu'elle prend.
Ce que je rencontre sur le bâti ancien
- Une auréole qui grandit à chaque grosse pluie, toujours au même endroit du plafond
- Du salpêtre en pied de mur intérieur, à hauteur de plinthe
- Un enduit qui cloque et se décolle par plaques sur le premier mètre du mur
- Une odeur de cave qui remonte après plusieurs jours de pluie
- Une traînée verte sur la façade, juste sous une jonction de gouttière
- Un mur de tuffeau qui se délite derrière un enduit ciment resté intact
Prix & devis
Chaque chantier est différent : le prix d'une intervention étanchéité dépend surtout de :
- La nature de l'ouvrage : reprendre un solin de souche n'a rien à voir avec le remplacement d'une noue complète, qui suppose de découvrir une partie du versant.
- L'accès : hauteur, recul disponible, échafaudage ou dispositif de sécurité, largeur de la rue pour se poser.
- L'état découvert derrière l'ouvrage : un support pourri sous un solin transforme une réparation d'une demi-journée en reprise de charpente et de couverture.
- La part de maçonnerie : dégarnir et rejointoyer à la chaux un pied de mur se compte au mètre carré et demande un temps de séchage entre les passes.
- L'ampleur du drainage éventuel, s'il s'avère nécessaire : à titre indicatif, le marché français situe un drainage périphérique de maison ancienne autour de 25 à 40 € le mètre linéaire, hors regards, évacuation et remise en état.
Je chiffre poste par poste, après avoir vu le bâti. C'est la seule façon de ne pas se tromper.
Ce qu'on me demande souvent — Étanchéité
Un mastic ou une résine peuvent-ils régler ma fuite ?
Parfois, et pour un temps. Un cordon bien posé sur une fissure fine peut vous faire passer un hiver, ce qui est utile quand on découvre le problème en novembre. Mais un mastic vieillit, se rétracte et finit par masquer un défaut qui, lui, continue de travailler. Je m'en sers comme d'une mesure d'attente que je vous annonce comme telle, jamais comme d'une réparation.
Comment savoir si l'humidité vient du toit ou du sol ?
Trois indices se recoupent assez bien. La hauteur : une trace qui s'arrête à un mètre du sol et suit une ligne horizontale régulière évoque une remontée par la pierre, pas une infiltration par le haut. Le rythme : une infiltration de toiture apparaît pendant ou juste après la pluie puis sèche, une humidité de sol reste. La saison : les remontées se voient surtout l'hiver, quand le mur ne sèche plus.
Faut-il drainer autour de la maison ?
Pas systématiquement, et c'est la première chose que je vérifie avant de proposer une tranchée. Beaucoup de pieds de mur humides s'expliquent par une descente d'eau qui déverse à deux pas de la façade ou par un sol qui pousse l'eau vers la maison. Corriger cela coûte cent fois moins qu'un drain. Le drainage vient après, quand le reste a été traité et que le problème persiste.
Quel taux de TVA sur ces travaux ?
10 % sur la rénovation et l'entretien d'un logement achevé depuis plus de deux ans, ce qui couvre l'essentiel de ce type d'intervention. 5,5 % si les travaux relèvent de l'amélioration énergétique du logement. 20 % dans les autres cas, notamment en construction neuve. Le taux appliqué et sa justification figurent sur le devis.