Aller au contenu principal

Terrassement à Blois : décaissement, tranchées et drainage

On croit toujours que le terrassement est une affaire de volume. En réalité, à Blois, c'est d'abord une affaire de sol — et la ville en compte au moins trois. Dans le val, près de la Loire, on ouvre des alluvions : sables et graviers qui se creusent facilement mais s'effondrent vite, avec une nappe qui n'est jamais très loin. Sur le coteau, du côté des Grouëts, on rencontre le tuffeau, et la roche peut apparaître à faible profondeur, parfois au-dessus d'une cave ancienne creusée dans la pierre. Au sud, en direction de la Sologne, ce sont des sables argileux qui gonflent l'hiver et se rétractent l'été.

Le même chantier, la même profondeur, le même engin ne produisent donc pas le même devis selon la rue où vous habitez. C'est la première chose que je regarde, avant même de parler de mètres cubes.

Je fais les travaux de terrassement qui accompagnent une maison plutôt que ceux qui ouvrent un lotissement : plateformes, tranchées de réseaux, drainage en pied de mur, reprise des écoulements et évacuation des terres.

Fouille de terrassement avec talus de terre nue et remblais, radier de fondation entièrement ferraillé (nappes et attentes d'acier), coffrages bois jaunes, gaines orange.

Nos prestations terrassement

Décaissement et plateforme

Préparer le support d'une dalle, d'une terrasse ou d'une extension suppose de descendre au bon niveau, de sortir la terre végétale, de mettre en forme et de compacter par couches. Le détail qui compte, et qu'on néglige souvent, tient en un mot : la pente. Une plateforme parfaitement horizontale contre un mur ancien renvoie l'eau vers la maison, et l'on paie ce demi-degré oublié pendant vingt ans.

Tranchées et réseaux

Adduction d'eau, alimentation électrique, eaux usées, gaines de télécommunication : chaque réseau a sa profondeur, son lit de sable, son grillage avertisseur de couleur et sa distance minimale avec les autres. Avant d'ouvrir, on déclare l'intention de travaux auprès des exploitants et l'on repère ce qui passe déjà sous le terrain, parce qu'une canalisation touchée coûte infiniment plus cher que le repérage.

Drainage périphérique et écoulements

Un drain se pose au bon niveau, sous le pied du mur et non à côté, sur une pente régulière, entouré de gravier propre et protégé par un géotextile, avec des regards pour pouvoir l'entretenir et un exutoire qui existe vraiment. Un drain sans point de sortie n'est qu'une réserve d'eau enterrée le long de votre façade. C'est la question que je pose en premier : où va l'eau, ensuite ?

Évacuation des terres et remise en état

Une terre extraite occupe nettement plus de place qu'en place : le foisonnement gonfle le volume de vingt à trente pour cent, et c'est ce volume-là qu'il faut charger, transporter et faire accepter quelque part. Quand la terre est saine et que le terrain s'y prête, on en réemploie une partie sur place, en remblai ou en modelé. Le reste part, et la remise en forme du passage se prévoit au devis.

Trois sols pour une seule ville

Le terrassement blésois se joue sur une géologie qui change en quelques centaines de mètres, et cela a des conséquences très concrètes sur un devis. Dans le val, sur les alluvions de Loire, on creuse vite mais les parois ne tiennent pas : au-delà d'une certaine profondeur, il faut talauter ou blinder, et l'eau peut arriver dans la fouille avant vous. Sur le coteau, c'est l'inverse : le tuffeau se laisse entamer au godet jusqu'à ce qu'il se durcisse d'un coup, et il faut alors un brise-roche, ce qui change le rythme et le prix. Il n'est pas rare non plus, sur ces terrains, de deviner une cave creusée dans la pierre sous une partie du jardin — un point qu'on vérifie avant de charger un engin. Du côté sud, les argiles imposent une autre prudence : elles gonflent lorsqu'elles se gorgent d'eau, se rétractent en période sèche, et supportent mal qu'on modifie l'humidité de leur environnement immédiat. Creuser une tranchée le long d'une maison fondée sur ce type de sol demande d'y réfléchir à deux fois, et de refermer proprement.

Vue depuis le faîtage d'un long pan de toiture entièrement recouvert de tuiles terre cuite neuves (chantier en cours). À…

L'accès commande le prix plus que le volume

C'est le point que les gens découvrent au moment du devis, et je préfère l'annoncer tôt : entre deux chantiers de volume identique, c'est presque toujours l'accès qui fait l'écart, pas la terre. Un terrain ouvert sur la rue, où une pelle de taille normale entre sans démonter le portail et où le camion peut se garer à dix mètres de la fouille, se traite en une journée. Le même volume derrière une maison de centre ancien, avec un passage d'un mètre vingt, un jardin clos et une benne stationnée à cent mètres, se traite à la mini-pelle, parfois à la brouette pour les dernières mètres, et la journée devient trois. S'y ajoutent des contraintes de ville : autorisation d'occupation du domaine public pour poser une benne, horaires, portance du sol au passage des engins, dallage ou pelouse qu'il faudra restituer. Rien de tout cela n'est dramatique, mais tout cela se chiffre. Quand je viens voir, je mesure d'abord la largeur du passage : c'est le chiffre qui a le plus d'influence sur ce que vous paierez.

Gros plan d'une vieille couverture en tuiles canal fortement encrassée AVANT intervention : mousses, lichens jaunes et verts sur les tuiles, plusieurs tuiles fendues.

Ce que l'on trouve en ouvrant

Aucun terrassier honnête ne vous dira ce qu'il y a sous votre jardin avant d'y être. On peut le supposer, on peut faire un sondage à la pelle en début de chantier — et c'est souvent la meilleure dépense du projet — mais on ne le sait qu'en ouvrant. Ce que l'on rencontre, dans une ville aussi ancienne que Blois : d'anciennes fondations de constructions disparues, des remblais de démolition qui n'ont aucune portance, une canalisation non répertoriée parce qu'elle date d'avant les plans, une nappe plus haute que prévu après une semaine de pluie, ou de la roche là où l'on attendait du sable. Je travaille donc avec une règle : tout ce qui est prévisible est chiffré au devis, et tout ce qui ne l'est pas est arrêté, montré, photographié et chiffré avant de continuer. Vous ne découvrirez pas un supplément sur la facture finale. Cela suppose parfois d'interrompre une demi-journée le temps de décider ensemble, et c'est très largement préférable à l'inverse.

Charpente bois neuve vue de dessus sur un bâti ancien en pierre : pannes et chevrons en bois massif posés en éventail sur les murs de pierre.

Comment je travaille

  1. La visite et le repérage Largeur du passage, portance, présence de réseaux, exutoire disponible pour l'eau, endroit où poser les terres. Je mesure ces cinq choses avant de parler de prix.
  2. Les déclarations et le sondage Déclaration d'intention auprès des exploitants de réseaux, autorisation de voirie si une benne stationne sur la rue, et souvent un sondage rapide pour voir le sol réel.
  3. Le chantier Implantation, décaissement ou ouverture de tranchée, mise en forme et compactage, pose des réseaux ou du drain, remblaiement par couches.
  4. La réception On vérifie les niveaux et les pentes ensemble, on contrôle l'écoulement à l'eau quand il s'agit d'un drain, et l'on fait le tour de la remise en état des abords.

Prix & devis

Chaque chantier est différent : le prix d'une intervention terrassement dépend surtout de :

  • La nature du sol rencontrée : sable de val, argile collante en hiver ou tuffeau qui durcit d'un coup ne se creusent ni au même rythme ni avec le même outil.
  • La largeur du passage et la place disponible pour manœuvrer : c'est le facteur qui fait le plus varier une journée de travail, bien avant le volume.
  • L'évacuation des terres : volume foisonné, distance de la benne, coût de mise en décharge. Le marché français situe l'enlèvement des gravats autour de 6 à 15 € le mètre cube à titre indicatif, hors transport.
  • La présence de réseaux existants ou d'ouvrages anciens à contourner, qui impose une part de terrassement à la main.
  • La remise en état attendue : simple remblai régalé, ou reprise d'un dallage et d'une pelouse, ce qui n'est pas le même chantier.
  • Le taux de TVA : 10 % lorsque les travaux portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans, 20 % en construction neuve ou lorsqu'il ne s'agit pas d'un logement.

Je chiffre poste par poste, après avoir vu le bâti. C'est la seule façon de ne pas se tromper.

Ce qu'on me demande souvent — Terrassement

Quel est le prix d'un terrassement au mètre cube ?

À titre indicatif, le marché français situe une fouille classique autour de 30 à 70 € le mètre cube, et la main-d'œuvre d'un terrassier entre 60 et 90 € de l'heure. Ce sont des repères de marché, pas mon tarif. Sur un chantier réel, l'accès et l'évacuation pèsent souvent davantage que le volume lui-même : c'est pour cela que je viens voir avant de chiffrer.

Faut-il prévenir quelqu'un avant de creuser ?

Oui, et ce n'est pas une formalité. Toute ouverture du sol impose de déclarer son intention de travaux aux exploitants des réseaux présents, qui répondent en indiquant ce qui passe et à quelle profondeur. Si une benne doit stationner sur la voie publique, une autorisation de voirie s'obtient auprès de la mairie. Ces démarches se prévoient dans le calendrier du chantier.

Que se passe-t-il si on tombe sur la roche ou sur une cave ?

Sur le coteau blésois, cela arrive. Si le tuffeau se durcit, on passe au brise-roche et le rendement chute nettement : la ligne est reprise au devis avant de continuer. Si l'on devine un vide creusé sous le terrain, on arrête, purement et simplement, et l'on fait examiner la cavité. On ne charge pas un engin au-dessus d'un vide dont on ignore l'état de la voûte.

Faut-il évacuer toute la terre extraite ?

Pas nécessairement. Une terre saine et non polluée se réemploie souvent sur place, en remblai de tranchée ou en modelé de jardin, ce qui économise à la fois le transport et la mise en décharge. Ce qui part, c'est ce qui ne peut pas rester : la terre végétale en excès, les remblais douteux, les gravats. Le volume à sortir se calcule après foisonnement, pas sur le volume théorique.

Mes autres métiers à Blois

Le secteur que je couvre

Demandez le chiffrage écrit de votre chantier

Décrivez-moi l'adresse, l'âge du bâtiment et ce que vous voyez depuis la rue, et je reviens vers vous avec un écrit détaillé plutôt qu'avec un prix lâché au téléphone.